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Cet article vous propose de vous amener à Curepipe, île Maurice de l’autre côté du décor, et de découvrir les coulisses du « MAP » édition 2006 : un grand événement annuel... Ces quelques témoignages vont vous permettre de partir à la découverte du Marché aux puces, comme si vous y participiez, en vous donnant les différents points de vue des acteurs de ce grand moment. En le lisant, vous découvrirez les cœurs merveilleux de tous ceux qui se donnent pour que cette journée soit une réussite, plus grande chaque année encore…
Gérard, monsieur « vêtements cheap »
« Ça fait deux ans que je travaille pour le MAP. Mon travail commence au dépôt quelques mois avant, où je réceptionne les dons, je sépare et j’opère un premier tri. On reçoit de tout, il faut jeter, parfois nettoyer, étiqueter, plier et remettre dans des cartons en séparant les différentes catégories. C’est un énorme travail qui prend une dizaine d’entre nous à temps plein pendant au moins un mois et demi avant la date…
C’est une grande responsabilité, ça demande beaucoup d’énergie, de courage et de patience, si on ne le fait pas avec notre cœur, on ne pourra rien faire du tout… Tout le monde est bénévole et il arrive que l’on ne soit vraiment pas assez nombreux pour l’ampleur de la tâche. On a préparé cette année 316 cartons de vêtements cheap ! Je ne sais pas si vous réalisez les heures que cela représente !
J’encourage les frères et sœurs qui nous aident à comprendre que cet événement doit être déposé dans leur cœur. Il faut venir avec un cœur ! Il faut voir comment chaque boîte que l’on trie, contribue à l’avancement de l’œuvre, il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour lever des fonds ! Le MAP est une occasion extraordinaire de donner nos vies, un formidable moyen de semer pour le royaume ! Pour moi c’est le moyen de m’investir dans ce que Dieu est en train de faire pour Son Eglise : participer au réveil et restaurer les leaders et responsables chrétiens en diffusant l’Évangile ! Je n’hésite pas à me donner pour cela de 7H00 à 22H00 pendant les mois qui précèdent le MAP ! »
Michel, « le chef » en cuisine…
"Je commence à travailler quatre mois avant… Juste pour organiser des équipes, la cuisine c’est un très gros département, cette année : 125 personnes participent !
La cuisine, c’est là où j’ai commencé à travailler, depuis l’âge de 14 ans. J’ai appris, petit à petit à mieux connaître ce monde. J’ai connu le Seigneur dans mon ancien restaurant, et deux jours après Miki et Audrey venaient y manger, depuis je ne les ai pour ainsi dire jamais quittés !
Chaque année, au Marché aux puces, on améliore les prestations offertes. J’ai un responsable par département, assisté de deux personnes, un responsable du stockage, un responsable des achats et dons… C’est une énorme équipe d’autant plus que toutes les églises de Maurice sont mobilisées, surtout celle de Port-Louis dont je m’occupe. Cette année, on a été bénis avec de magnifiques uniformes, ce qui fait que les 125 frères et sœurs qui travaillent pour la cuisine ont tous fière allure, et en plus, question hygiène, c’est professionnel ! C’est vrai qu’on est très concernés par l’hygiène, que ce soit dans le stockage que dans la conservation, je suis toutes les mises à jour récentes afin d’être vraiment performant. L’exploit de cette année c’est d’avoir réussi à cuire 172 livres de mines, 50 kg de riz… et 345 portions de viande grillée avec seulement deux équipes qui ont travaillé depuis midi la veille… on a tout terminé à 00H30, sauf le barbeQ, qu’on a préparé le jour même, bien sûr !
Derrière tout cela, il y a la vision du fruit de notre travail, et c’est cela qui nous anime. Je crois que tout le monde est bien conscient que sans l’évangile, cela ne serait pas possible. Le moment de prière qu’on a eu tous ensemble le matin du marché en témoigne, il y avait une telle unité ! C’était magnifique de sentir les cœurs être unis autour de cet événement ! Je suis très reconnaissant pour la motivation et le sérieux de mes frères et sœurs pour les missions en Afrique !"
Kamla, comité du MAP… « Sur tous les fronts…en même temps ! »
« Ce moment est très spécial pour moi, ces quelques mois représentent un temps à part dans l’année. Je m’occupe de contacter, d’organiser et de collecter les dons. Et je goûte à la grâce de Dieu ! Non seulement parce qu’Il nous bénit, mais c’est génial de travailler dans une si grande équipe !
D’année en année, on a une démarche qui se professionnalise, et c’est tant mieux, car on perd moins de temps. Les sœurs et moi, on passe beaucoup de temps dans la prière, demandant sans cesse au Seigneur de nous guider, d’ouvrir des portes, on est reconnaissantes, car les mauriciens donnent ! Il y a des frères et sœurs qui prennent même des jours de congés pour venir aider, ou pour aller collecter eux mêmes ! Un petit garçon quand il a appris qu’on collectait des dons a voulu absolument aller cueillir des légumes dans son jardin pour la cuisine, c’est merveilleux ce cœur-là, et c’est pour ça que c’est un temps spécial dans l’église ! Il faut trouver des dons textiles, mais aussi des denrées fraîches pour la cuisine à des prix sacrifiés, tout ce qui est à donner ou qui ne sert plus dans les maisons, les magasins ou les hôtels, nous intéresse !
Je m’occupe également d’organiser les équipes qui vont travailler au dépôt et le jour de la vente… Cela représente 400 personnes en gros, à trouver et à former, à mettre en équipe, par département...
Je peux dire que je suis très encouragée par cette vision de la restauration des serviteurs de Dieu en Afrique. Nous vivons cela comme une réalité car nous savons que grâce à cette levée de fonds, on va pouvoir aller apporter l’Évangile encore plus. Être en équipe travaille nos cœurs, on est confrontés tous les jours, on travaille dans la soumission de cœur avec nos frères et sœurs, c’est un grand défi chaque année, mais je peux encore dire, à l’année prochaine !! »
Makenzie, « monsieur plante et fougères »
"Cela fait trois ans que je participe au Marché aux Puces. Je vends des plantes données en dons par des pépinières ou des personnes privées. Je les cultive et les vends. Des sœurs m’aident en appelant leurs connaissances pour recueillir des dons, le reste je l’achète. Ce qui est merveilleux c’est que le Marché aux Puces est une formidable occasion de servir le Seigneur avec toute ma famille : ma femme mes deux enfants et l’épouse de mon fils nous servons l’Éternel ensemble !! En fait, on a un stand au bazar de Curepipe depuis 15 ans où on vend des plantes. J’aime les plantes et ma famille aussi. C’est vrai que c’est une occasion de servir Dieu en tant qu’ancien, c’est une occasion donnée pour que l’Église fasse quelque chose où on est tous ensemble dans la communion fraternelle. J’encourage tout le monde à saisir cette occasion pour servir le Seigneur dans la communion fraternelle, c’est la vie de l’Église.
J’ai pu avoir chez moi un frère africain qui était tellement béni de réaliser le travail que l’église entreprend pour pouvoir envoyer des missions en Afrique. Il était bouleversé par cet enthousiasme…"
Gilbert… comité du MAP,« monsieur prêt à tout »
"Je suis le responsable actuel des activités de fundraising, dont le Marché aux Puces est un des éléments principaux. Cela fait 3 ans que le MAP augmente graduellement son ampleur, sur les fonds soulevés, sur les équipes qui s’investissent. Mon job, c’est de m’assurer de la bonne marche logistique et pratique, non seulement dans toute l’organisation qui le précède, mais aussi le jour même, car beaucoup de décisions doivent être prises sur place. Le jour J c’est 400 travailleurs bénévoles, 2800 entrées, les enfants y compris, qu’il faut gérer ensemble ! J’organise un suivi des ventes et de leur progrès, cela nous amène à prendre des décisions pour liquider certains stocks, transférer de la marchandise, vider et réutiliser certains stands…
Pour la première année, on commence à avoir de nouveaux frères et sœurs qui viennent s’ajouter à l’organisation et qui pourront prendre le relais !
Le reste de notre stock sera distribué par la suite à travers les églises ou d’autres organisations charitables. Cette année une grosse partie du stock restant ira à Rodrigues. Nous avons progressé d’année en année car nous réalisons après le MAP un véritable analyse interne département par département pour savoir qu’est-ce qui marche et qu’est ce qui ne marche pas. Ainsi nous sommes amenés à corriger notre démarche, d’une année sur l’autre afin d’améliorer le service offert à tous les mauriciens, et pour nous-mêmes également. Nous avons désormais acquis expérience et expertise. Un marché aux puces… c’est une conférence nationale de leaders en Afrique supplémentaire… C’est encourageant non ?"
Brigitte, comité du MAP, « au milieu d’une équipe, pour administrer »
"Au sein de toute une équipe de responsables, je m’occupe depuis le 1er marché aux puces en 2002 de l’administration générale de ce gros événement. C’est une immense tâche et il faut vraiment y être préparé, car c’est 3 mois de boulot intensif. Ce que je ressens, c’est que le Seigneur nous a donné à tous des talents, et c’est pour bénir son église.
Le MAP est une occasion en or de donner nos dons pour participer à ce grand défi ! Il faut penser à tout : la récupération des marchandises, le montage des stands, leur préparation et décoration, l’étiquetage, la mise à prix de chaque objet, vêtement ou produit… En plus de tout cela, nous avons à gérer 400 bénévoles, il faut les réunir, les former à leurs tâches et à leur département. Bref, il faut se donner et accueillir en même temps l’œuvre que le Seigneur veut faire en nous à travers ce moment. C’est une grâce de pouvoir utiliser nos talents pour servir le Seigneur et Son église… C’est une joie ! C’est une occasion de découvrir des cœurs extraordinaires pour le service pour le Seigneur. C’est impossible de monter un tel événement sans le soutien et la vie donnée de chacun!!"
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