Culte du 1er juillet 2007
Eglise Chrétienne de Curepipe, île Maurice.
Le 1er juillet, lors du culte, l’évangéliste Lindsay Lajeunesse a parlé, à partir de Luc 15, de l’attitude que nous devrions avoir vis-à-vis de ceux qui se sont éloignés de l’église. Ce message, par son importance et sa richesse, touche de nombreux chrétiens. L’équipe média de CTMI a donc souhaité le reproduire par écrit, afin que vous puissiez le lire ou le transmettre à d’autres chrétiens autour de vous. La version audio de ce message est également disponible en cliquant sur le lien en bas de l'article suivant.
« Le Seigneur est en train de rassembler Ses enfants pour le grand réveil qui vient. Mais avant que celui-ci ne se produise, Sa grâce va aussi toucher ceux qui ont quitté l’église. J’espère que ce qu’il y a dans mon cœur pour ceux qui ont abandonné le Seigneur va déclencher quelque chose dans les vôtres. Je parle des frères et sœurs qui ont donné leur cœur au Seigneur, qui étaient sincères mais qui - peu importent leurs raisons - par manque de révélation et de lumière, se sont éloignés. On doit découvrir le cœur du Seigneur pour eux. Il y a plus de chrétiens en dehors de l’église qu'au dedans, comme le dit toujours le frère Miki. Nous avons un rôle à jouer, nous devons intercéder pour eux, et le Seigneur fera le reste. Vous pourriez être celui qui est en dehors de l’église, et eux pourraient être à votre place. N’oublions pas que si nous sommes là, c’est par la grâce de Dieu.
S'il n'y a pas d'oeuvre de la croix dans notre vie et que nous rencontrons une personne qui a quitté l'église, qui l’a critiquée ou qui est tombée dans le péché, quelle sera notre attitude envers elle ? Si nous n'avons pas conscience de la grâce de Dieu dans notre vie, nous pourrons dire : « Elle est partie! Elle est tombée dans le péché! Regarde son état! » Mais si nous nous rendons compte que c'est la grâce de Dieu qui nous garde, nous aurons une autre attitude : « Seigneur, ramène ce frère, cette soeur, ils ont goûté à Ta grâce. Ils avaient accepté Ton Évangile, mais ils sont partis. »
Quels que soient les moments ou les circonstances difficiles qu’ils ont connus, nous n'avons pas à les juger, nous devons avoir le coeur du Seigneur pour eux. Nous connaissons tous quelqu'un dans ce cas, des proches ou des personnes avec lesquelles nous avons servi le Seigneur. Un jour, le Seigneur les mettra sur notre route, mais il faut que nous y soyons préparés et pour cela, nous avons besoin de Son oeuvre dans notre coeur. Dieu a un plan pour eux, s'ils sont nés de nouveau, s'ils ont expérimenté Sa grâce, même s'ils sont dans les ténèbres, dans le péché aujourd'hui. Le Seigneur sait comment les retirer de là où ils se trouvent.
C'est pour cela que nos coeurs doivent s'ouvrir, pour que ces frères et soeurs puissent revenir parmi nous. Pouvons-nous dire sincèrement : « Si seulement ce frère pouvait connaître Ta grâce à nouveau » ? N'essayez pas de comprendre pourquoi ou comment il a quitté l'église. La seule chose qui compte, c'est qu'il ressente notre cœur, combien nous sommes ouverts, car le coeur de Dieu n'a pas changé pour lui.
Nous allons parler ce matin des paraboles du fils prodigue, de la brebis perdue et de la pièce perdue, dans l'évangile de Luc, chapitre 15. C'est vrai qu'on utilise souvent ces paraboles pour parler des non-croyants, mais moi je veux les utiliser pour ceux qui ont quitté l’église, les rétrogrades.
Vous connaissez l'histoire du fils prodigue qui a voulu prendre son héritage pour aller dans le monde. Son père, dans son amour, le lui a donné, sachant pourtant quelles souffrances son fils allait endurer. Je suis sûr que chaque jour, il n'a cessé de prier pour lui, attendant dans son cœur son retour. Après avoir traversé de nombreuses difficultés, le fils s'est rendu compte de sa misère. Il est « rentré en lui-même » et a vu combien, dans la maison de son père, il avait connu l'abondance. Quand il a regardé son état, il n'a plus désiré qu’une seule chose, revenir chez lui et se repentir, pensant : « Même si mon père ne me reprend pas comme un fils, je serai là en tant que serviteur. » La Bible nous dit que lorsque le père a vu son fils, il est allé vers lui en courant et a appelé tous les gens de la maison pour faire une fête, car son fils perdu était de retour.
Dans la Bible, on voit qu'il y a de la joie dans le ciel et dans le coeur du Père quand quelqu’un revient dans la maison de Dieu. Je crois que le fils prodigue a connu cette vraie repentance. Son père ne lui a demandé aucune explication car dans son coeur, il attendait seulement qu'il revienne.
Quand il a fêté son retour, le fils resté à la maison n'était pas satisfait. Il ne comprenait pas pourquoi on faisait une telle fête pour son frère alors que lui, il n'avait pas eu droit aux mêmes égards. Bien souvent, nous sommes comme cela. Si nous n'avons pas le coeur du Seigneur pour les rétrogrades, quand ils reviennent dans la maison de Dieu, il y a beaucoup de questions, de mauvaises attitudes, de la jalousie, et nous ne pouvons pas nous réjouir avec nos frères. Nous avons besoin d’avoir le même coeur que le père qui dit : « Mon fils était mort, mais aujourd'hui il est revenu à la vie et on se réjouit. »
Cette parabole nous donne l'image d'un homme qui peut partir, puis réfléchir et se repentir. Il nous faut comprendre ces trois paraboles qui, bien que différentes, ont un point commun.
La parabole de la brebis perdue donne l'image d'un animal qui n'a pas la capacité de revenir seul. La Bible nous montre que le Seigneur est prêt à laisser ses 99 brebis pour une seule égarée. Il faut connaître Son coeur pour celle qui est loin ! Il ne cesse de chercher cette brebis perdue tant qu'elle n'entend pas Sa voix.
Quand je fais des évangélisations, j'attends que le Seigneur ramène ces personnes. La brebis perdue entend la voix du berger, mais elle ne peut revenir toute seule. Elle peut appeler pour dire où elle est, mais elle a besoin que le berger la trouve et la ramène lui-même auprès du troupeau. Il n'hésite pas d’ailleurs à aller chercher cette brebis et à la porter sur ses épaules. Là encore, il appelle ses amis pour qu'ils puissent se réjouir avec lui.
Que le Seigneur nous donne ce même coeur pour ceux qui sont loin et qui entendent Sa voix… Qu'ils puissent être là pour ce grand réveil qui vient au milieu de nous. Dieu a besoin d'eux afin qu'ils occupent la place qu'Il leur a réservée dans ce merveilleux plan !
L'Eglise est un corps qui a besoin de tous ses membres, même de ceux qui sont partis. Aussi, dans nos cœurs, ne soyons pas oublieux, soyons prêts à attendre qu'ils se repentent, se rendant compte que leur place est au milieu de nous. Soyons capables de discerner, derrière leurs discours, que dans le fond de leur cœur ils ne vont pas "bien". Le jour où ces frères reviendront, ils donneront leur témoignage et s'identifieront au fils prodigue : « J'étais dépassé et abattu, mais mon orgueil m'a gardé loin de vous. »
La parabole de la pièce perdue, au verset 8-10, nous demande : « Quelle femme, si elle a 10 pièces, et qu'elle en perde une, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Lorsqu'elle l'a trouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit : "Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue." De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent ! »
Dans la parabole, cette femme a tout fait pour retrouver sa pièce. Pourtant, elle aurait pu se contenter des 9 restantes ! Mais non, elle a recherché la dixième, car celle-ci avait la même valeur que les 9 autres.
Mes frères et sœurs, qui parmi nous possède 1000 € et, s’il en perd 100, ne s'en soucie guère? Vous allez chercher partout, dans les moindres recoins, jusqu'à ce que vous les ayez retrouvés, non ? Je crois que nos frères qui ont abandonné la course valent plus que 100 € ! La Bible nous montre qu'il n'y a pas eu un moment où cette femme a abandonné ses recherches… et elle a retrouvé sa pièce !
Or, on ne peut pas "entendre" une pièce perdue !!! Le fils prodigue, lui, est revenu, la brebis perdue s'est faite entendre, mais cette pièce perdue, il lui est impossible de revenir ! On peut l'appeler, ce sera sans résultat. Nos frères ont besoin de personnes prêtes à les chercher partout, car il leur est parfois impossible de dire qu'ils sont là !
Nous devons avoir le coeur du Seigneur et ne pas nous réjouir seulement d’être dans l'église, mais avoir cette révélation de la croix. Que personne ne se dise : « L'autre est parti, c'est son problème », car ce n’est pas le coeur du Seigneur ! Nous aurions pu être à leur place et tomber, mais la grâce de Dieu nous a protégés et gardés jusqu'à maintenant. Nous avons souvent tendance à mettre une croix sur les personnes qui ont choisi de partir, parce qu'elles ont critiqué l'église. En faisant cela, nous leur fermons la porte. Pourtant, une pièce perdue garde toute sa valeur malgré l'endroit où elle se trouve !
Je vous dis qu'il y aura de la joie dans la maison de Dieu en voyant ces personnes revenir. Elles seront peut-être honteuses, mais qu'elles puissent ressentir nos coeurs et voir combien nous attendons de les voir revenir auprès de nous, sans aucun jugement.
J'aime évangéliser et voir de nouvelles personnes venir au Seigneur. Mais il y a un autre cri dans mon coeur, c'est de voir ces rétrogrades revenir dans la maison de Dieu parce qu'ils sont mes frères, ils font partie de moi.
Beaucoup sont venus et ne sont plus là aujourd'hui, et pourtant, nous avons servi le Seigneur ensemble ! Où sont-ils maintenant ? Le Seigneur les aime malgré tout… S'ils sont nés de nouveau, ils ont l'Esprit de Dieu en eux. Il nous faut avoir la patience et l'amour du Seigneur. Nous avons besoin de l'oeuvre de Dieu en nous, pour traiter cet orgueil qui peut nous faire croire que nous sommes arrivés et nous rendre fiers d'être dans cette église, finissant par oublier les autres. J'aurais pu être à leur place ! Je crois que le Père attend avec impatience que Ses enfants reviennent. Le Seigneur a trouvé bon de nous confier cette responsabilité à nous ! Vous savez, les gens sentent quand c’est le coeur de Dieu ou quand c'est l'orgueil qui nous anime ! C’est tellement facile de venir vers eux, de les juger et d'être légaliste vis-à-vis d'eux. Il faut leur montrer que le Seigneur les aime comme ils sont et qu'Il leur tend la main ! En revenant, ces personnes elles-mêmes vont témoigner de l'oeuvre de Dieu en elles et vont en amener d'autres parmi nous, car elles réaliseront la grâce d'être dans cette famille !
Avant de ramener ces membres égarés, Dieu veut unir nos cœurs, pour que nous emmenions ce grand réveil dans cette nation et dans les nations. Moi, j’attends cela. Aux Seychelles, j’ai vu cela, à la Réunion, j’attends cela, j’attends tous ceux qui sont partis… Au cours des 30 dernières années, combien sont venus et repartis ? Je parle de ceux qui ont servi le Seigneur avec nous. Qu’ils goûtent à la grâce de prendre part à ce qui se passe aujourd’hui dans l’église. Nous allons entendre bientôt les témoignages de ceux qui vont revenir, des serviteurs de Dieu qui nous ont quittés, des pasteurs. Moi-même, j’attends quelqu’un qui est parti depuis 23 ans ! Il faut laisser le Seigneur nous conduire. Prenons nos lampes et allons chercher ceux qui ne sont pas là… Dans vos cœurs, peut-être souffrez-vous de l’absence de ce frère ou de cette sœur, mais si la lumière est venue à vous ce matin, criez au Seigneur pour cette personne et qu’un miracle commence dans l’Esprit ! »
Juillet 2007
Culte, Evangéliste Lindsay Lajeunesse
Église Chrétienne de Curepipe
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