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Camp de jeunes international 2007

Samedi 15 décembre – 1ère journée

Le jour tant attendu par tous est enfin arrivé ! L'Eglise Chrétienne de Curepipe, telle une ruche en pleine activité, accueille aujourd'hui quelques 500 jeunes garçons et filles qui affluent vers le bâtiment pour s'enregistrer au « Camp de jeunes international 2007 ». Venus de plusieurs pays du monde et des différentes parties de l'île, ils sont équipés de toutes sortes de sacs, sacoches, valises, oreillers, matelas et autres bibelots bigarrés et farfelus.

A l'intérieur de l'église, la scène ressemble à un ‘chaos maîtrisé’, alors que le bourdonnement monotone causé par l'excitation générale de la foule se fait entendre en crescendo. Les membres de la sécurité dirigent l’affluence croissante des jeunes à leurs rangs respectifs par ordre alphabétique, pendant que l'équipe administrative procède à l'enregistrement des campeurs en confiant à chacun des étiquettes avec leur nom inscrit pour les bagages, des kits de bienvenue, des cartes d'identité et, en plus, un 'mug' en métal sur lequel est écrit : 'Camp des Jeunes '. Une équipe chargée de transporter les bagages assume ses fonctions efficacement, alors que les participants rejoignent l'équipe à laquelle ils ont été assignés selon le numéro correspondant sur leur carte d'identité. En somme, une opération qui fonctionne étonnamment bien !

On y repère aisément les habitués par l'expression de leur visage. Un des campeurs nous confie ceci : « J'ai ouï dire que le programme de cette nouvelle année sera si différent des autres que nous n'avons aucune idée de ce qui nous attend ! ». D'autres ne peuvent s'empêcher de garder un sourire permanent sur leur visage, l'un d’entre eux s'exclame joyeusement: « Je suis tellement excité que je me suis réveillé à 5 heures ce matin et n'ai même pas pu me rendormir ! » Du plus jeune - à partir de 12 ans - jusqu'aux plus âgés, tout le monde attend ces prochains jours avec grande impatience.

Aux comptoirs d'enregistrement, on est content de l'arrivée de 50 campeurs réunionnais dont l'avion avait été retardé; voilà une occasion de découvrir de nouveaux visages. Le nombre de sud-africains a plus que doublé en 1 an, ils sont désormais 50. Selon la rumeur qui circule, le nombre de campeurs étant passé de 300 à 500 cette année, le comité organisateur s'est efforcé de faire preuve de créativité et de trouver d'autres moyens d'hébergement sur le camp, ainsi les garçons ne seront pas les seuls à coucher sous les tentes durant ce camp !!

Bientôt, c'est au tour de Tim, le maître du camp de ramener tout le monde à l'ordre et ses paroles de bienvenue sont accueillies par un brouhaha enthousiaste. On présente chaque équipe avec sa propre bannière dans un sacre solennel et rigolo lors duquel le chef d'équipe se fait un devoir de réciter une promesse de son engagement envers son équipe. Tim, insiste sur le fait que la bannière doit, en tout temps, être élevée: par exemple, pendant les rassemblements, que l'on sorte ou que l'on entre dans la tente, ou quand on est sur l'aire de jeux. La bannière, leur dit-on, est le symbole de l'équipe et de son état d'esprit, « Si la bannière est abaissée, l'équipe n'a pas le moral, » dit Tim, « …prendre la bannière, c'est assumer la responsabilité de votre équipe » termine-t-il. La bannière montre le numéro d'équipe, et les membres prennent la responsabilité de la garder droite, chacun à leur tour.

La réunion se termine avec un doux rappel que la douche est obligatoire pour tous et chaque jour. Nous nous séparons ensuite en équipes avant d'entrer dans les bus. Tel un cortège haut en couleurs, nous nous déplaçons hors de l'église, munis de lunettes de soleil, savates, shorts de surf, sacs à dos, serviettes de bain et toute une large variété de chapeaux de soleils et de casquettes, et nous nous dirigeons vers les 5 bus qui nous attendent.

Une fois à bord, le son des guitares se met à résonner, accompagné de voix qui louent le Seigneur pendant l'heure de trajet du bus vers Belle Mare. Certains profitent de ce voyage pour faire une sieste ou pour discuter et, alors que nous quittons Curepipe au milieu des éclats de joie, quelques mots de mon livret de bienvenue retiennent mon attention et m'encouragent: « que ce camp soit un point tournant dans ta vie ».

Bientôt, le panneau de signalisation nous annonce que nous arrivons à Belle Mare, des cris de joie se font entendre. Quelques minutes plus tard, nous arrivons au camp; et pendant le déchargement des bagages, l'air se remplit de bruits de conversations et de rires causés par les retrouvailles et salutations diverses.

Après avoir fait la queue sous la tente pour le repas, les campeurs se regroupent et forment des cercles afin d'avoir part à la communion fraternelle et de savourer un déjeuner délicieux constitué d'un sandwich au poulet sauté et de frites, avec mayonnaise et laitue, et pour finir, pomme ou banane en dessert. C'est une merveilleuse occasion de découvrir certaines personnes. Une fois le repas terminé, nous sommes autorisés à repérer les lieux. Sur tout le camp, on entend des petits rires ou les gloussements de ceux qui découvrent les noms des dortoirs et des tentes tels que 'Saint Pierre' pour les filles ou 'Durban' pour les garçons, alors que les douches portent le titre de 'Curepipe' et les toilettes le nom de 'Kakamega'.

Tout un désordre s'ensuit lorsque l'on en vient à la distribution des matelas qui se fait à la criée : comparable à une rue où l'on pratiquerait des soldes à 70 % sur les objets d'occasion ! Ailleurs, sur le camp, on peut assister à des scènes plus calmes, où les grands esprits se rencontrent et discutent pour savoir qui dormira sur tel lit, au milieu des sacs de couchage et des lits pas encore faits. Chacun jette un coup d'œil autour pour savoir qui sera le voisin de chambre ou de dortoir avant de se rafraîchir et de se rendre à la tente pour la première activité.

Pendant l'ouverture officielle, nous commémorons le dixième anniversaire du Camp de jeunes international, avec des cris et des hurlements. Peu après, on présente les officiels du Camp (les membres de l'organisation : David, Directeur, Tim, Maître du Camp, Olivier, Administrateur, Jean-Pierre, Directeur du Programme et Christophe, Capitaine des jeux d’équipes); les membres de la Sécurité doivent s'assurer que les 500 jeunes sont au lit après l'extinction des feux. Le maître du Camp lance un défi à tout le monde : rejoindre Dion et Raphaël tous les jours à 6h00 pour le défi matinal et courir sur 2km sur la plage. A la fin de la journée et après toutes ces activités, nous assistons à la réunion du soir.

Après un moment merveilleux avec le frère Marc Labonté, c'est le moment de manger. Le repas est servi par une équipe dévouée de 30 personnes, sous la direction de Paméla. Puis, on a un moment de détente et de communion fraternelle, certains se retrouvent en groupe autour de plusieurs guitares. On est invités à écouter les chants mélodieux des réunionnais qui nous conduisent dans un moment spécial de louange et d'adoration avant que le couvre-feu vienne mettre fin à cette soirée à 22h30. Les jeunes se rendent vers leur chambre ou tente pour se coucher avant l'extinction des feux à 23h00; et presque tous regagnent leur oreiller avec des signes de satisfaction après la première journée achevée.

 

 
 
   
   
 

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