Lundi 17 décembre – Troisième jour
Le temps est couvert et un peu plus frais en ce troisième jour au camp.
Pendant le petit-déjeuner, une averse inattendue oblige les campeurs à se précipiter pour mettre leur lit et leurs affaires au sec. Malgré cela, certains auront des flaques dans leur tente et devront plus tard, affronter des matelas humides. Les responsables du camp organisent une rapide réunion matinale afin de discuter de l'importance du respect qu’on doit avoir les uns envers les autres.
Premièrement, ils nous encouragent à construire des relations avec les anciens, on a besoin de prendre cela comme une priorité et de passer du temps avec eux, en tête à tête. Ils nous rappellent que les anciens nous ont donnés leur temps pour être là avec nous. Nous devrions donc profiter de ce privilège. Ensuite, ils nous disent que nous devons nous montrer respectueux les uns envers les autres, en considérant l’intimité de chacun et par conséquent en évitant toute effusion inutile.
Cette averse matinale signifie que la seconde manche de la Chasse au Trésor va être reportée d'environ une heure, mais bientôt la pluie s'arrête et le jeu peut commencer.
Le but, en ce deuxième jour de Chasse au Trésor, outre de participer au plus grand nombre de jeux possibles afin d'obtenir des récompenses, est que chaque équipe localise les marshals pour échanger ou acheter des cartes afin de faire une suite.
L'astuce est la suivante : ces transactions ne sont possibles qu'avec certains ‘marshals’ (responsables des jeux), mais ils n'ont aucun signe distinctif permettant de les reconnaître. De plus, les marshals cherchent à trouver certains critères : esprit d'équipe et sportif, patience, diligence, savoir s'amuser dans chaque défi et jeu, être poli, encourager les autres membres de l'équipe quand cela est possible, ne pas laisser des détritus, ne pas tricher, tous participer ... En dernière position seulement, ils sont intéressés par les récompenses et points acquis.
Le bon esprit se répand sur le terrain de jeu et l'on peut entendre les cris de guerre retentir, ainsi que des enthousiastes « Merci marshal, merci ». Soudain, la pluie s'intensifie et l’espace de jeu se vide, à l'exception de quelques équipes qui vont jusqu'au bout pour finir leur épreuve, quitte à se faire tremper. Sur le terrain de volley, la dernière équipe poursuit vaillamment le jeu, encouragés par leurs co-équipiers jusqu'à la dernière minute. Tous sont ‘mouillés jusqu’aux os’, même le marshal !
Malgré ces conditions quelque peu humides et la tente de meeting ruisselante, c'est dans une atmosphère joyeuse et festive qu'arrive l'heure du déjeuner. On apprécie tous ce moment de communion, tandis que la boutique ouvre, proposant des quantités impressionnantes de bouteilles d'eau, d’en-cas équilibrés tels que yaourts, noix, ainsi que les incontournables chocolats, boissons gazeuses et autres friandises.
Le moment du temps libre est propice pour avoir des conversations, que ce soit en tête-à-tête ou en groupes, on raconte comment la main du Seigneur agit sur sa vie, échangeant ses témoignages et dévouant son amour pour Jésus. Même les nouveaux venus qui entendent l'évangile pour la première fois témoignent. Le contraste est saisissant entre ce moment intense et intime de partage et la vie du camp qui continue, les tâches de chacun et la chorale qui se prépare. Les temps libres constituent aussi une bonne occasion pour prendre une douche ou faire une sieste, ou juste pour se relaxer avant la réunion de 18.00. Des visiteurs se pressent à l'entrée du camp, ils sont venus pour entendre le message que le Seigneur a pour les jeunes, à travers la prédication de Miki.
La rencontre se termine avec une improvisation rythmée menée par Audrey à la guitare. Elle est accompagnée de quelques anciens de Maurice, tels que Bernard à la basse, Fabien au chant, Roland à la batterie et Patrick au piano, dans une reprise de "When The Saints Go Marching". Ils font tous partie des fondateurs de l'église et appartiennent à cette époque où les serviteurs étaient peu nombreux.
Pour eux, cette réminiscence des "vieux jours" leur permet de se rendre compte à quel point c'est incroyable ce que le Seigneur a accompli en quelques années. Ils sont passés d'une dizaine de Mauriciens au total à ce qu'ils peuvent voir aujourd'hui devant eux : 500 jeunes de partout dans le monde. C'est un témoignage incroyable de ce que le Seigneur a fait et de son plan glorieux. Le mouvement est en marche!
Enfin, c’est le moment de rejoindre les tentes et dortoirs, avant que les lumières ne s'éteignent. Beaucoup se glissent dans leur lit avec soulagement, vraiment fatigués!
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