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Royal Joshua Mkandawire – Pasteur, Malawi

“Quelqu’un m’a donné deux cassettes audio, et je les ai écoutées en boucle, jusqu’à ce que je reçoive la révélation à travers elles. C’est arrivé lorsque j’ai reconnu le frère Miki, « cet homme de l’Est », dont mon grand-père me parlait. " Nous vous conseillons la lecture de ce puissant témoignage !
Mon grand-père était évangéliste. À la tête de l’église, il prêchait le message de la croix. Bien qu’il espérait que son fils prenne le relais, Dieu lui a dit dans un rêve que son premier petit-fils serait celui qui continuerait sur le chemin de la croix. Quand je suis né, il m’a appelé Joshua (Josué) afin de conduire le peuple hors de l’esclavage et dans la terre promise. Il m’a raconté tout cela seulement en 1991, 2 ans avant sa mort. Il m’a dit qu’un homme venant de l’Est travaillerait avec moi et m’aiderait à comprendre le message de la croix !
J’ai toujours eu l’appel de Dieu sur ma vie. J’ai été baptisé en 1967 lorsque j’étais à l’école secondaire. Je me suis marié et j’ai survécu à un accident de voiture dans lequel tous les autres sont morts. Le Seigneur m’a parlé, me disant que j’avais survécu parce que j’avais choisi de Le servir.
Pendant mes études universitaires, ma vie chrétienne a décliné. J’étais religieux, pas engagé. Après avoir étudié en Angleterre, je suis revenu travailler pour le Gouvernement ici. J’ai décidé d’entrer dans une compagnie privée pour avoir un meilleur salaire. Les chasseurs de tête me recherchaient pour m’offrir un emploi dans une autre compagnie où je devais ouvrir un laboratoire de microbiologie.
En 1983, je redonnais ma vie au Seigneur lorsque Reinhardt Bonnke est venu à Blantyre. Le Seigneur est venu vers moi avec une question forte: “Choisis TON travail ou le MIEN !” Je n’ai pas dormi pendant trois jours… Le quatrième jour, j’ai choisi le travail de Dieu. J’ai immédiatement démissionné de mon emploi, bien qu’ils aient essayé de me garder en augmentant mon salaire ; mais je leur ai dit : “Celui qui m’appelle est mon maître.” Au début ma famille ne voulait pas que je quitte cet emploi, mais j’ai réussi à les convaincre que c’était le plan de Dieu. Deux mois après, quelqu’un m’a écrit une lettre me disant qu’il me soutenait financièrement afin que j’étudie dans un collège biblique en Angleterre. Une fois que j’ai eu mon diplôme, je suis venu dans mon église et j’ai travaillé dans l’hôpital qui lui est attaché en tant qu’administrateur médical. Je prêchais aussi, et ça a été le début de mon ministère. J’ai d’abord servi en tant que diacre et ensuite en tant qu’ancien.
A partir de 1996, je suis devenu secrétaire général de l’église. En 2001, je devenais président de diverses ONG et d’autres ministères associés. À ce moment-là beaucoup de pasteurs ont commencé à parler derrière mon dos, car j’apportais de grands changements et que je tenais des positions fortes. Il y a eu beaucoup de conflits internes et j’étais prêt à quitter le ministère.
C’est là que j’ai rencontré CTMI. J’organisais une réunion de responsables d’églises. Après une des rencontres, je suis invité à me tenir à l’arrière de la salle lors d’une réunion où Miki prêchait, et qui avait lieu au même endroit. C’est là que j’ai entendu le message de la croix pour la première fois ! J’étais convaincu, mais j’avais beaucoup de choses qui se bousculaient dans ma tête. Quelqu’un m’a donné deux cassettes audio et je les ai écoutées et écoutées jusqu’à ce que je reçoive la révélation. C’est là que j’ai reconnu Miki comme cet « homme venant de l’Est » dont mon grand-père m’avait parlé. Et depuis je suis avec CTMI !
L’église Baptiste du septième jour a 240 églises et 300 branches au Malawi. Nous avions notre propre école biblique. J’étais à la tête de 99 pasteurs lorsque j’ai reçu la révélation de la croix. Cela a changé ma prédication et j’ai commencé à vivre le message. Avant j’étais le patron à la maison et là, ma femme et mes enfants étaient étonnés de me voir faire le ménage et de me comporter comme un serviteur en parlant de la croix tout le temps. De 2001 à 2003, les responsables de mon église ont parlé de couper mon salaire parce que pour eux, j’enseignais une doctrine dangereuse. Finalement, fin 2005, ils ont pris nos deux voitures et nous ont dit, le même jour de quitter la maison. Nous avons cherché un abri, nous n’avions pas d’argent… Ce furent des moments terribles de privation, il fallait faire confiance au Seigneur pour qu’Il pourvoit à toute chose.
À ce moment, d’autres pasteurs qui portaient la même révélation m’ont demandé de commencer une nouvelle église fondée sur l’évangile de la croix. C’est ce que nous avons fait, tout en faisant face à beaucoup de persécutions. Ils nous ont même envoyé des voleurs pour piller notre abri. Ma famille s’est plainte me suppliant de retourner, mais j’avais fait une alliance avec le Seigneur.
Nous avons commencé une Eglise Chrétienne du Réveil et une ONG en janvier 2006. 1600 membres de notre église, se répartissent dans 8 branches différentes. Ce qui distingue nos églises, c’est que les pasteurs et les responsables sont toujours ensemble ! J’ai entendu que pendant le temps où j’étais à Maurice, plus de 100 fidèles se sont rajoutés au troupeau. À ce moment de l’année, il y a un an, nous avions 4 anciens et 20 personnes dans l’église. Maintenant nous avons 7 pasteurs et 38 sont formés pour le devenir. 10 autres églises veulent se joindre à nous.
Nous avons aussi commencé un orphelinat et une école avec une crèche et un jardin d’enfants. L’année prochaine nous commencerons une école secondaire. Nous n’avions pas d’argent pour commencer l’école. Ce fut démarré par la foi, nous avons eu la permission de commencer sans apport financier, disant que c’est Dieu qui pourvoirait comme Il l’a toujours fait, dans Sa fidélité.
Nous avions 80 enfants l’année dernière, maintenant ils sont 140. Bien que les membres de l’église soutiennent financièrement l’orphelinat, il n’y a pas d’argent ; les propriétaires essayaient de nous mettre dehors. Il n’y a pas eu de quoi payer les salaires des professeurs, même pour ma femme et mon enfant qui y travaillaient. C’est notre désir de trouver des gens pour soutenir nos orphelins, et aussi de former nos professeurs dans le programme ACE (Accelerated Christian Education).
Au travers d’évangélisations, nous avons atteint le cœur des aveugles de notre pays. Vivant comme des mendiants, ils ont accepté le message de la croix ; et maintenant, plus de 60 familles sont zélées pour l’Évangile, voulant travailler, être un soutien et propager le message de la croix.
Nous avons aussi un ministère pour les prisonniers : nous les formons et continuons à les visiter pour prêcher l’Évangile. Nous les suivons et les soutenons d’une manière pratique avec des habits et d’autres choses jusqu’à leur libération. Nous ressentons que le fait de les aider est un excellent témoignage de l’Évangile que nous vivons.
Nous enseignons à des jeunes de 3 à 13 ans et de 10 à 21 ans, plus de 150 d’entre eux ont été touchés par l’Évangile et viennent de différentes écoles et classes pour être enseignés dans la Bible. Nous voulons leur aménager des moments de jeux et de sports, mais nous n’avons pas les moyens pour l’instant.
Nous dispensons aussi des cours bibliques pour les aînés (les veuves etc) et en retour nous apprenons de leurs expériences.
Dieu m’a clairement montré que l’orphelinat et l’école sont des moyens pour emmener les enfants à l’évangile de la croix… Tout ce que nous faisons, avec les jeunes, les aînés, les aveugles, et même dans les prisons, tout… est pour ce but.
Bien que nous pensions à nos problèmes financiers, l’église était unie dans le jeûne et la prière. C’est à ce moment-là que j’ai reçu l’invitation pour la conférence internationale.
Je suis arrivé à Maurice, avec mes problèmes financiers et les persécutions pesaient lourd sur moi. Le message que j’ai entendu ici m’a été d’un grand secours. Les prédicateurs ont prêché comme s’ils connaissaient ma situation personnelle, et m’ont emmené à voir que Dieu avait un meilleur plan sur lequel je pouvais compter.
Dans ma vie, à chaque fois que j’ai voulu m’élever à une certaine position, le Seigneur m’a abaissé et brisé. Je vois que le Seigneur continue à œuvrer en moi et j’ai encore beaucoup à apprendre. J’ai réalisé qu’en tant que serviteur du Seigneur, je ne veux pas me laisser décourager avec des petits problèmes de dénominations mais je veux plutôt m’impliquer, m’engager dans un réseau. Ce qui est important, c’est l’Évangile dans mon cœur.
C’était merveilleux de voir la vie de l’église, j’étais tellement béni de passer du temps avec tous ceux que je voulais voir : Audrey, Véronique, Gilbert et j’ai même rencontré le frère Miki ! J’ai vu l’importance de rester dans les maisons pour voir comment les chrétiens vivent ensemble, j’espère que ma femme pourra venir ici un jour.
J’aimerais aussi que les jeunes du Malawi puissent aller au camp de jeunes au Zimbabwe (août 07), et qu’ils puissent faire partie du programme organisé pour les jeunes ici. On peut voir qu’il y a beaucoup à faire et à investir dans les jeunes parce que ce sont eux qui vont continuer l’œuvre. Surtout, j’espère que mes 3 fils pourront venir à Maurice, et qu’ils ne choisiront pas des partenaires en dehors de l’Évangile… parce que nous avons besoin d’une équipe soudée pour servir le Seigneur dans les jours à venir !
En tant que famille, nous possédons une parcelle de terrain où nous faisons pousser des légumes pour nos enfants. Pendant que j’étais ici, Dieu m’a dit : « Tu as reçu Ma révélation, mais qu’en est-il du terrain que je t’ai donné ? » Il m’a montré une vision plus grande : la vision d’une église qui peut contenir 10.000 personnes, d’un centre de formation pour ceux qui ressentent une vocation, peut-être l’ouverture d’un centre commercial, enfin bref, un village CTMI !! J’avais une conviction, je suis directement allé voir Miki et Audrey et j’ai soumis ce terrain pour l’œuvre du Seigneur au travers de CTMI ! Ils pensent développer un centre de soins, une école, un centre de conférences ainsi qu’une école biblique pour les églises de la région qui font partie du réseau.
Nous voyons Dieu partout ici dans l’église de Curepipe, d’une façon que je ne peux même pas décrire ; Dieu a pris soin de moi dans tous les domaines. Quand je suis arrivé ici je n’avais même pas un centime, après avoir donné mon témoignage, j’ai été béni, et je pouvais même en donner une partie pour l’offrande. J’en ai gardé un peu et j’espère que ce sera suffisant pour acheter des fournitures pour les orphelins.
Miki a parlé des signes du réveil et je les vois dans notre pays, c’est vraiment enthousiasmant ! Teddy, John et Andrew (les autres pasteurs du Malawi en relation avec CTMI) sont dans l’attente d’un reportage et je retourne en feu ! Ce que j’ai appris ici, je le partagerai avec les autres. Je remercie le Seigneur que, jusqu’à ce que je meure j’aurais eu l’honneur de travailler avec ces églises et ces hommes de Dieu tellement différents, qui apportent l’Évangile à tellement de pays. "
MAI 2007 - île Maurice -
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