Ton'Claude à Trianon : "Ce que je fais, c'est rien !"

Qu’est-ce qui pousse un gardien de nuit de 73 ans à travailler comme volontaire pour la construction du nouvel auditorium à Trianon, avec la même énergie et le même enthousiasme qu’un jeune homme de 20 ans ? Pour le savoir, lisez ce témoignage passionnant de Ton’ Claude !
Je ne peux pas parler de mon travail sur le chantier sans mentionner l’œuvre que Dieu a accomplie dans ma vie ! Ce que je fais pour le Seigneur, c’est rien. Surtout quand je vois à quel point Il a béni ma famille. Je n’ai pas de mots pour Le remercier… J’ai 8 enfants dont 7 mariés. Le dernier c’est Thierry, qui étudie la médecine à Paris. Moi je ne suis qu’un bûcheron, jamais je n’aurais pu offrir des études pareilles à mon fils. S’il a pu avoir une telle opportunité, c’est un miracle ! Ma femme et moi, nous n’avons rien fait pour cela, mais c’est le Seigneur qui déverse sa bonté d’une manière extraordinaire.
Avant que je connaisse le Seigneur, je voulais toujours travailler pour de l’argent, mais aujourd’hui, je suis sur le chantier en tant que volontaire parce que je sais qu’il s’agit d’un travail spécial qui vient de Dieu.
J’ai commencé à travailler sur le terrain 6 mois après le début des travaux. Je ne viens pas régulièrement, c'est selon mes disponibilités. J’y vais tous les jours ou quelques jours par semaine. Je ne prends pas cela comme une obligation mais le Seigneur a mis ce désir-là en moi. Quand je vais à Trianon, je suis plus qu’encouragé de voir que ces jeunes-là sont solidaires. Ils ne traînent pas ailleurs, et grâce à l’œuvre du Seigneur dans nos cœurs, nous pouvons être unis malgré notre différence d’âge. Je ne comprends pas les plans d’architecte ni l’électricité, mais je reste disponible pour tout ce qu’on me demande de faire. Je creuse des trous, des canaux pour placer les tuyaux, je m’occupe de la bétonneuse… Je n'ai pas de problème à faire de gros travaux physiques. Je fais un peu de tout, je vais là où je peux aider !
Le travail sur le chantier ne me fatigue pas pour exercer mes autres métiers. Je ne ressens ni pression ni fardeau. En fait, le Seigneur me donne la grâce de combiner mon emploi de bûcheron, de gardien de nuit, et ce que je fais sur le terrain. Là où j’éprouve le plus de joie, c’est sans aucun doute quand je suis sur le chantier…
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